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Sarkozy et Google : 2ème épisode
mercredi 9 novembre 2005

Après le google bombing, Sarkozy revient !

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A propos du malaise des banlieues

On peut critiquer et être scandalisé autant que possible par l'attitude des jeunes de banlieues ces derniers jours, on ne peut en revanche pas contester que cela provoque au moins le débat. Sans vouloir justifier ni excuser les exactions d'un certain nombre de gamins des cités, et encore moins l'attitude irresponsable de certains qui ont tué gratuitement, Je comprends que le ras-le-bol ne s'exprime que de cette façon-là.

Cela fait déjà longtemps que la France se défend d'être une terre de liberté, d'égalité et de fraternité, mais sur le terrain la liberté est toute autre. Depuis 30 ou 40 ans, la république a parqué les populations les plus défavorisées, puis les immigrés, dans des quartiers excentrés, loin des centres-villes et des braves gens. 30 ans après, on voit le résultat. On ne peut que constater l'échec des mesurettes prises par les gouvernements successifs de gauche comme de droite. Il existe maintenant dans ce pays des citoyens de seconde zone pour qui l'accès aux études est difficile et l'accès à l'emploi est hors de portée pour beaucoup d'entre eux. N'oublions pas que la France aime regarder de haut son Histoire : l'esclavagisme, le colonialisme, les harkis, et maintenant l'immigration. Eric Raoult, maire du Raincy en Seine-Saint-Denis (93) a déclaré hier sur France 3 qu'il ne faut pas se culpabiliser. Et bien si ! Il faut savoir aussi reconnaître ses erreurs.

Il serait bien temps de prendre à bras le corps le problèmes, ou plutôt les problèmes. Dans l'ordre et le désordre : perte de l'identité, perte des repères, dépossession du rôle des parents, changement de la mentalité française, égalité de l'accès à l'emploi, infrastructures, logements, etc., etc. Ce n'est pas la politique de répression de M. Sarkozy qui va arranger les choses. A suivre...

They that can give up essential liberty to obtain a little temporary safety deserve neither liberty nor safety.

[ Ceux qui peuvent abandonner une liberté essentielle en échange d'un peu de sécurité immédiate
ne méritent ni liberté ni sécurité. ]

Benjamin Franklin, Historical Review of Pennsylvania, 1759.

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