le projet de loi sur le Droit d'Auteur et les Droits Voisins dans la Société de l'Information (DADVSI) sera éxaminé en urgence la veille de Noël. Il est en effet urgent de remplir les poches de l'industrie du cinéma et de la musique. Choisir une pareille date montre l'embarrassement du gouvernement à présenter un projet liberticide devant une assemblée pleine à craquer; la loi sera donc votée en catimini.

La loi DADVSI est la transposition en droit français d'une directive européenne, la directive European Union Copyright Directive (EUCD).

Les réactions sont nombreuses, il n'y a qu'à taper "loi DRM" dans google pour s'en convaincre.

Pour comprendre ce qu'il en est, on s'attardera sur http://www.eucd.info/, en particulier sur la page agir contre la DADVSI.

Les Webradios se plaignent aussi : une pétition contre la DADVSI est en ligne.

Le paradoxe du logiciel libre

Pour écouter un CD ou lire un DVD, seuls les programmes appliquant le système DRM seront légaux. Supprimer ce système ou utiliser un logiciel ne l'appliquant pas sera interdit, ce qui va à l'encontre de la licence GPL. En effet, cette dernière prévoit la liberté d'accéder au code source et de le modifier. Il ne sera donc pas possible de mettre en oeuvre ce mécanisme dans les logiciels libres. Place aux logiciels propriétaires ! Ouvrez vos portes-monnaies et laissez examiner vos disques durs !

Il est urgent de réagir ! Signez la pétition anti-DRM !